Les cheveux blancs d’un resident s’entretiennent entre deux colorations avec un lavage doux, un séchage sans frottement et une coupe régulière pour éviter les fourches. Colorer une personne âgée est possible si le cuir chevelu est sain et si le produit choisi est adapté, mais un avis médical ou dermatologique est nécessaire en cas de traitement, de lésion ou de peau fragile. La coloration n’est pas un soin anodin : elle se décide au cas par cas, avec la personne, et se confie à un professionnel.
Le coiffeur vient-il dans l’etablissement ?
Dans beaucoup d’EHPAD, un coiffeur intervient sur place, dans un local dédié ou dans la chambre. Le rythme courant est d’une venue toutes les deux à quatre semaines, avec inscription préalable auprès de l’équipe soignante. Cette organisation évite les sorties, les transports et l’attente en salon, qui fatiguent les personnes âgées et augmentent le risque de chute.
Le jour de la venue, quelques points facilitent la séance. Prévenir l’équipe si le resident a rendez-vous ce jour-là, noter l’heure sur le tableau de la chambre, préparer une serviette propre et, si besoin, une protection pour les épaules. Pour une coloration, il est utile de signaler au coiffeur les antécédents de réaction cutanée et les produits déjà utilisés.
Quand l’établissement ne propose pas ce service, la famille peut solliciter un coiffeur extérieur. Certains acceptent de se déplacer en chambre, sur créneau réservé. Le tarif est alors à la charge du resident ou de sa famille, comme en salon. Pour préparer la visite, il est possible de s’appuyer sur des ressources pratiques consacrées à la coloration des cheveux à domicile, qui détaillent les techniques et les précautions de base.
Comment entretenir les cheveux blancs entre deux colorations ?
Le cheveu blanc est plus sec et plus fin que le cheveu pigmenté. Il retient moins bien l’humidité, se casse plus facilement et jaunit avec le temps, sous l’effet du soleil, de la fumée ou de certains produits. Entre deux passages chez le coiffeur, l’entretien repose sur trois gestes simples : laver moins souvent, hydrater régulièrement, protéger.
Le lavage se fait avec un shampooing doux, sans sulfates agressifs, une à deux fois par semaine. L’eau trop chaude ouvre la cuticule et favorise la déshydratation : une eau tiède suffit. Le séchage se fait en tamponnant avec une serviette douce, sans frotter, puis à l’air libre ou au sèche-cheveux en position tiède, à distance.
Un soin sans rinçage ou une huile légère appliquée sur les longueurs, une fois par semaine, limite le dessèchement. Le brossage se fait avec une brosse souple ou un peigne à dents larges, en partant des pointes vers les racines. Les cheveux emmêlés se démêlent plus facilement sur cheveux humides, avec un peigne large.
La coupe compte autant que le soin. Une coupe courte ou mi-longue, rafraîchie toutes les six à huit semaines, évite les pointes abîmées et donne de la forme. Pour les cheveux blancs, une coupe nette rend la couleur plus lumineuse et limite l’effet de masse.
Enfin, la protection solaire n’est pas réservée à l’été. Un chapeau ou un foulard en sortie, un produit protecteur en été, limitent le jaunissement. Les produits violets, shampooings ou masques, neutralisent les reflets jaunes : ils s’utilisent une à deux fois par mois, pas à chaque lavage, sous peine de dessécher davantage la fibre.
Peut-on colorer les cheveux d’une personne agee sans risque ?
Il n’existe pas de coloration totalement sans risque, quel que soit l’âge. Le risque principal est la réaction allergique cutanée, liée à certains composants des colorations permanentes. Ce risque existe à tout âge, mais il est plus élevé chez une personne âgée dont la peau est fine, fragilisée ou porteuse de lésions.
Avant toute coloration, trois vérifications s’imposent. D’abord, l’état du cuir chevelu : une plaque, une croûte, une rougeur ou une démangeaison contre-indiquent la pose. Ensuite, les traitements en cours : certains médicaments, notamment les anticoagulants, augmentent le risque de saignement en cas de grattage ou de brûlure légère. Enfin, les antécédents : une réaction lors d’une coloration précédente doit être signalée au coiffeur et au médecin.
Le test cutané, réalisé 48 heures avant la pose, reste la précaution de base. Il consiste à appliquer une petite quantité de produit derrière l’oreille ou au pli du coude et à observer la zone. Un test négatif ne garantit pas l’absence de réaction, mais il permet de repérer les cas les plus évidents.
Sur le plan pratique, plusieurs options existent. La coloration végétale, à base de plantes, est souvent mieux tolérée, mais elle ne couvre pas les cheveux blancs de la même façon qu’une coloration permanente et demande des essais. Les colorations sans ammoniaque sont moins odorantes et moins irritantes pour le cuir chevelu, sans être exemptes de risque. Les mèches ou le balayage limitent le contact du produit avec la peau et conviennent aux cheveux partiellement blancs.
Le choix se fait avec la personne, pas à sa place. Une coloration peut soutenir l’image de soi et le lien social ; elle peut aussi être vécue comme une contrainte. Quand le resident ne peut plus exprimer son avis, la famille et l’équipe s’appuient sur ce qu’il aimait avant.
Quels gestes entre deux visites du coiffeur ?
Entre deux rendez-vous, l’objectif est de garder une chevelure propre, démêlée et confortable. Un lavage par semaine suffit souvent, davantage si le resident transpire ou si le cuir chevelu est gras. Le lavage peut se faire au lavabo, en position assise, avec un verre doseur ou une douchette souple, ou au lit avec un bac de lavage adapté.
Le brossage quotidien, doux et court, stimule le cuir chevelu et répartit le sébum. Il se fait sur cheveux secs, en douceur, sans tirer. Une trace de sébum sur les racines n’est pas une raison pour laver plus souvent : un brossage suffit souvent à répartir.
La retouche des racines entre deux colorations est délicate à faire soi-même. Elle demande une précision difficile à obtenir seul, et un produit mal appliqué peut créer une démarcation visible. En établissement, il est plus simple d’attendre la visite du coiffeur ou de demander un passage supplémentaire ciblé sur les racines.
Les accessoires comptent : un peigne large, une brosse douce, un bonnet en satin pour la nuit limitent la casse et les nœuds. Pour les residents alités, un bonnet de protection évite les frottements contre l’oreiller.
Ce que la famille peut preparer
Avant une coloration, la famille peut rassembler quelques informations utiles : la marque et la nuance utilisées habituellement, la date de la dernière coloration, les réactions connues. Ces éléments se notent dans le dossier de soins ou se transmettent à l’équipe.
Il est également possible de fournir le produit, si l’établissement l’autorise, ou de demander au coiffeur référencé ce qu’il utilise. Un produit connu limite les surprises et facilite le suivi.
Enfin, la famille peut participer au rendez-vous si le resident le souhaite. La présence rassure, aide à traduire les préférences et permet de reprendre les consignes d’entretien à la maison ou en chambre.
Reperes a retenir
La coloration d’un resident se décide au cas par cas, avec un avis professionnel en cas de doute. Entre deux visites, le lavage doux, l’hydratation et une coupe régulière suffisent à garder des cheveux blancs présentables et confortables. Le coiffeur en établissement simplifie l’accès au soin et réduit les déplacements. Ces principes valent pour les cheveux blancs comme pour les cheveux colorés, et s’adaptent à l’état de santé de chacun.
Un miroir, une lampe et les objets de toilette bien places changent le quotidien d’un resident. Les objets personnels et l’image de soi sont abordes dans notre guide sur la personnalisation de la chambre.
Le prix d’un tube varie fortement d’une enseigne a l’autre. Pour comparer les prix des colorations professionnelles, notre article detaille les gammes et les couts constates.
Source : https://www.sante.fr/
